Les enfants d’Erebus de Jean-Luc Marcastel

Les Enfants d’Erebus tomes 1, 2 (Nymphose), et 3 (Imagog

Auteur: Jean-Luc Marcastel

Maison d’éditions: Scrineo

Nb de pages: 316 pages, 380 pages, 540 pages

Illustration de couverture : Fotolia

 

Le pitch

Paris, 1935. Lorsqu’un inconnu débarque chez l’explorateur Armand de Carsac dans l’intention de voir un étrange obélisque, Jade, âgée de 16 ans, comprend que son père ne lui a pas tout dit de l’expédition Antarctique, qui se solda par un échec cuisant quelques années auparavant. Quels secrets cache la mystérieuse relique ? Quelle est la motivation de ces redoutables poursuivants, prêts à tout pour se l’approprier ? Et surtout, surtout, qui sont les enfants d’Erebus ?

 

Mon avis

Les livres de Jean-Luc Marcastel ont ceci de mystérieux qu’une fois ouverts, ils exercent une sorte de charme. Impossible de les refermer.

Victime du sortilège, j’ai enchaîné les 3 tomes des Enfants d’Erebus.

 

Un récit d’aventure avant tout :

Il s’agit d’une véritable aventure qui attend le lecteur, au sens premier du terme.

Le roman commence sur une note relativement classique. Jade, une beauté métisse eurasienne, est élevée par son père depuis que sa mère est morte, sans qu’elle sache comment, et depuis qu’elle a été mise à la porte du pensionnat de jeune fille à la suite d’un incident qu’elle-même est bien en peine d’expliquer.

A l’orée de sa puberté, la jeune fille est confrontée à des changements dans son corps, et se confronte à la manifestation de certaines capacités.

Seul Ahar, leur jeune serviteur muet, partage leur vie et ses angoisses.

Un soir, Jade assiste à la mort de son père dans des conditions qui la bouleverse et qui vont précipiter son destin.

Il est difficile d’évoquer le roman sans en dire plus, cependant en dire plus vous en révélerait bien trop.

Le 1er tome se termine sur une révélation terrible sur Jade, qu’on sera bien en peine de comprendre tout de suite, et pour cause.

L’auteur fait une fois encore preuve de beaucoup d’imagination pour nous emmener vers des choses totalement inédites.

L’histoire se déroule juste avant la seconde guerre mondiale, ce qui permet de faire des références historiques bienvenues et d’utiliser notamment la recherche de pouvoir nazie, occulte comme naturelle.

Il s’agit d’un roman d’apprentissage, l’évolution biologique et psychologique de Jade servant habilement le propos.

Jean-Luc Marcastel pioche dans des références culturelles multiples, et mélange magie et technologie.

Des scènes d’actions émaillent les 3 tomes : ça va vite, ça explose dans tous les sens, sans que pour autant la psychologie des personnages ne soit laissée de côté.

Très clairement, j’ai eu le sentiment d’être dans une belle aventure jeunesse, mâtinée d’un récit d’aventure à la Quatermain ou à la Indiana Jones.

 

Des personnages attachants :

Les protagonistes de l’histoire sont attachants, ont chacun une histoire que l’on prend le temps de nous présenter.

Les méchants sont un peu caricaturaux, ce que le choix de situer l’histoire dans le monde bientôt en guerre facilite, mais ça n’a pas constitué un frein dans ma lecture.

On ne va pas se mentir, la multiplicité et la complexité de l’intrigue peut donner une impression de fouillis. Pour autant, c’est en réalité très maîtrisé.

Bien que le récit ait parfois failli me perdre, son deuxième point faible avec « le méchant » (celui des premiers chapitres), on sent que tout est calculé.

Il est certain que Jean-Luc Marcastel a décidé qu’il n’avait pas à brider son imagination. Et c’est tant mieux, car on sort du schéma surnaturel classique, que j’aime beaucoup aussi quand ce schéma est bien exploité, vampire loup-garou et jeunes femmes énamourées.

Les personnages féminins de Marcastel sont souvent fort, centraux, et porteurs de toutes les promesses.

La féminité est encore une fois au centre de ce roman.

Il y a évidemment le personnage de Jade, notre héroïne. Mais il n’y a pas qu’elle. Les deux romans suivants sont riches en découvertes de toutes sortes. Et Jean-Luc Marcastel nous présente des protagonistes très savoureux.

Les femmes sont importantes, au cœur de l’histoire, et des souffrances les plus considérables.

C’est pour et par elles que tout arrive.

L’amour est également le sentiment que Jean-Luc Marcastel met au centre de son œuvre. C’est une constante, en tout cas selon ce que j’ai pu constater. Et ça n’est jamais fait de façon cucul la praline.

Je suis vague parce qu’en dire un peu c’est en dire trop.

En résumé, ces romans tapent dans tous les domaines possibles : histoire d’amour, de femmes, récit historique, ésotérique, roman d’aventure, de science fiction, voyage … Une belle histoire, une grande aventure. J’ai beaucoup apprécié ma lecture.

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