Fedeylins, tome 1, Les rives du monde, de Nadia Coste

Fedeylins, tome 1, Les rives du monde

Auteur: Nadia Coste

Maison d’éditions: Gründ

Nb de pages: 432 pages

Illustration de couverture : David Revoy


 

 

Le pitch

Être fedeylin c’est accepter. Mais Cahyl ne peut pas trouver sa place dans cette dictature du bonheur, il lui manque la marque, il n’a pas de destin. Sauf celui de changer le cours du monde ?

 

Mon avis

J’ai découvert cette série livresque grâce à Crouton de Palace of Books. J’avais acquis le tome 1 depuis un moment déjà.

Lorsque j’ai relu la 4ème de couverture, cela m’a fait dire : « hey mais ça rentre pile poil dans mon challenge sur Faerie ». (ouais, Lilie réfléchit des fois)

Voilà comment je me suis enfin lancée dans la lecture de ce roman qui trainait dans ma PàL depuis bien trop longtemps.

Et ce fut encore une bien belle découverte.

Un roman hors du temps :

Des petites larves sur un étang qui partagent une pensée commune, et une gratitude sans égale à l’égard de leurs pères, de vénérables Fedeylins qui sont seuls à connaître la vérité et les dangers du monde extérieur, à qui l’ensemble de la communauté Fedeylins voue un culte et une reconnaissance démesurée…. C’est ainsi que nous rencontrons ce peuple, et plus particulièrement Cahyl.

L’écriture est douce et poétique, et les pages de Fedeylins sont un moyen de s’évader, d’être nous-mêmes dans un cocon de douceur et de tendresse, bien que les aventures de Cahyl ne soient pas dénuées de risques et d’épreuves.

On devine dès le début que le destin de Cahyl ne sera pas celui de tous les Fedeylins.

La particularité de ce roman, c’est que Nadia Coste nous décrit un univers qui n’est pourtant pas particulièrement tendre avec ses habitants, avec une plume très légère : on a l’impression de lire un conte, d’être dans un cocon ouaté lorsqu’on ouvre Fedeylins.

Pourtant, par exemple, les larves Fedeylins sont victimes de prédateurs dès leur éclosion, et peu de bébés gagnent la rive.

Vivant dans une société de caste, « à la dure », soumis aux éléments de la nature et de taille très petite, nos petites fées sont très vite menacées par toutes sortes de danger : maladies, blessures, prédateurs …

La seule chose qui les protège, c’est la sagesse des cinq pères …

Cependant, dès sa naissance, Cahyl va se poser des questions sur la réalité de ce qui lui a été appris depuis sa ponte jusqu’à son éclosion. Ce jour là, un ennemi le sauve … je me permets de dévoiler cet élément, qui apparaît dès les toutes premières pages, car c’est à mon sens l’élément fondateur du récit.

Un petit héros écrasé sous le poids des doutes :

Du fait de ce qui lui arrive quand il regagne la rive de sa mare, puis d’une information qui saute aux yeux de sa mère, Cahyl se mettra de lui-même à l’écart de la communauté Fedeylins.

Rares sont ceux qui, au sein de la communauté, parviennent à s’éloigner de la ligne de conduité établie… Cahyl ne peut compter que sur le soutien de sa mère, de ses soeurs, et de très rares Fedyelins.

Il trouvera néamoins un ami totalement inattendu.

Il est donc probablement le seul de sa communauté à avoir un secret, les cinq pères mis à part.

Il y a un côté très frustrant à ne voir aucun des Fedeylins se poser des questions sur ce qu’ils vivent, sur les décisions des pères, les ennemis désignés de la communauté.

C’est un fonctionnement très sectaire, et Nadia Coste insiste beaucoup sur les rouages de la société des petites fées, nous laissant entrevoir de très rares et infimes failles, juste assez pour donner envie d’en savoir plus, trop peu pour ne pas ressentir une grande frustration.

J’ai lu quelques avis, et certains reprochent le rythme très lent du roman.

Il y a des lenteurs, c’est certain, mais ça ne m’a pas gênée : et ce n’est pas très lent.

Je pense que ce rythme presque dolent de certaines pages s’impose du fait du thème même abordé et du mode de vie des Fedeylins, soumis au rythme des saisons et contraints de rester par exemple enfermés tout l’hiver.

Cela permet aussi de comprendre l’emprise psychologique des père sur ce peuple, et d’avoir envie de hurler avec Cahyl devant tant de conformisme.

Les dernières pages sont extrêmement rapides, suivant une fois encore le cheminement des pensées et les émotions de notre petit personnage principal.

Ses aventures promettent d’être explosives, et j’ai hâte de replonger dans cet univers poétique que nous a offert Nadia Coste.

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7 thoughts on “Fedeylins, tome 1, Les rives du monde, de Nadia Coste

  1. C’est une série que j’ai également beaucoup aimée. On vit au rythme des feydelins et on aimerait comme Cahyl percer les secrets du vaste monde, bouleverser quelques règles trop oppressantes…

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