Pourquoi faut-il continuer à dire si on n’aime pas un bouquin ?

9-OdM-2009

J’ai lu un article qui m’a fait bondir, tellement il était vide de sens, contradictoire, et de mauvaise foi.

Rédigé par une nouvelle auteure de SFFF, Roznarho, qui se veut anonyme mais rappelle dans sa présentation qu’elle est l’épouse d’un autre auteur de sa propre maison d’éditions, et qu’elle met une photo d’elle tout en rappelant qu’elle a pris un pseudo parce qu’elle ne veut pas qu’on la juge en tant que femme (quand l’anonymisation est une belle fumisterie), cet article s’intitule « Pourquoi : il ne faut pas chroniquer un livre qu’on n’a pas aimé ou pas compris ».

Je ne mettrai pas le lien de l’article en question car, pour appuyer mon propos, je vais citer certains passages de cet article (même si les propos m’écœurent sincèrement). Pour argumenter, on n’a parfois pas le choix.

Je ne prends généralement pas part aux débats qui agitent la blogo.

Mais là, je ne peux laisser dire autant de bêtises : le fond de l’article est insultant, prenant les blogueurs sans distinction, sauf ceux cités par l’auteure elle-même dans son propre blog, pour des incultes calculateurs qui n’écriraient des articles négatifs que pour descendre un auteur et se mettre entre lui et la thune.

Parce qu’en fait, c’est bien le fond du problème, l’argent qu’un blogueur peut faire perdre à un auteur, et à Roznarho elle-même qui publie à la fin du mois d’août.

Exemple choisi de l’article : « derrière un livre fourni gratuitement il y a un auteur, un éditeur et/ou un responsable communication qui pense bien faire en te l’envoyant, et bien d’autres acteurs du secteur du livre, si tu achètes en librairie. Broyer un livre en quelques lignes, c’est jeter aux orties des centaines voire des milliers d’heures de travail fournies par plusieurs personnes. »

Cette phrase présuppose que nous n’achetons pas nos livres, et que nous sommes là pour détruire la chaîne du livre.

Selon l’auteure, les blogueurs ne devraient pas chroniquer / critiquer un livre qu’ils n’ont pas aimé, parce que ça fait bobo aux petits cœurs des auteurs.

Ou alors, on ne doit pas appeler ça critique car nous ne sommes pas Gérard Collard, libraire de son état, qui lui est qualifié pour donner un avis.

Pourquoi cet article est il bête ? (oui je suis directe… tant pis si je me fais troller)

Réponse en plusieurs points, et oui j’assume totalement ma subjectivité : que voulez-vous, j’adore vivre dangereusement.

1/ Qu’est ce qu’un blog :

Ce qui critiqué par Julie, pardon, Roznarho, ce sont les blogueurs.

Un blog, qu’est ce : Wikipédia nous renseigne gentiment : Un blog, anglicisme pouvant être francisé en blogue1 et parfois appelé cybercarnet2 ou bloc-notes, est un type de site web – ou une partie d’un site web – utilisé pour la publication périodique et régulière d’articles, généralement succincts, et rendant compte d’une actualité autour d’un sujet donné ou d’une profession. À la manière d’un journal intime, ces articles ou « billets » sont typiquement datés, signés et se succèdent dans un ordre antéchronologique, c’est-à-dire du plus récent au plus ancien.

Donc un blog, c’est un journal intime que l’on a choisi de partager sur Internet.

Au fil du temps, ces journaux intimes se sont spécialisés, et peuvent donc être les pensées et sentiments d’une personne sur un thème particulier.

Ici, nous parlons livre. Je tiens un blog littéraire, je livre donc MES pensée et MES sentiments sur mes lectures.

Un blog est donc par nature subjectif.

Un avis est par nature subjectif : Opinion, point-de-vue, expression de cette opinion. (définition Larousse)

Voilà donc le premier problème, car Roznarho introduit son propos de la sorte : « mais je suis un peu agacée lorsque je lis ou visionne certaines chroniques qui démontent, souvent de manière peu argumentée (juste une impression, un simple avis de lecteur/trice), des romans que j’ai moi-même beaucoup aimés. »

Elle n’est donc pas contente car des gens n’aiment pas les livres qu’elle a aimés.

Mais comme elle s’aperçoit que cela n’est pas suffisant, elle nous explique que les chroniques de blogueurs ça pue parce que : (vous remarquerez que l’analyse, en italique, va jusqu’à nous prêter les pensées que nous aurions en tête en écrivant notre blog, c’est-à-dire notre journal d’opinion) (et parfois, on a le droit à des petites questions pour souligner qu’on est vraiment teubé).

« –  certaines ne tiennent qu’en quelques phrases ! Avis lapidaires qui nous laissent un peu sur notre faim, car nous n’en savons pas plus sur le livre en lui-même.
« Course à la chronique ? Course au nombre de pages/livres dévoré(e)s ? Dégommage expéditif de PAL (pile à lire) ? »

– certaines découlent clairement de lectures en diagonale ! Ou bien nous n’avons pas lu le même livre !
« Faire absolument une chronique car c’est un service de presse/c’est dans le cadre d’un poste de chroniqueuse/queur sur tel site ? Faire cette chronique alors que je n’ai pas eu le temps de bien lire/bien comprendre/finir le livre ? Trop de services de presse ? Trop d’achats ? »

– certaines sont épidermiques ! Et ne sont donc qu’une suite de réactions émotionnelles vis-à-vis d’une lecture et pas des chroniques à proprement dit. J’ai plus l’impression de lire/d’entendre des personnes parler d’elles-mêmes que du contenu du roman. « Quand même parler de ce livre alors qu’il ne m’a pas plu/intéressé/touché ? Que je ne l’ai pas compris ? Que je ne me suis pas identifiée au personnage principal (ex. perso : Grenouille, dans Le Parfum de Süskind, j’ai adoré le bouquin, mais heureusement que je ne me suis jamais identifiée au héros !) Que le roman ne rentre pas dans mes lectures habituelles ? Qu’il m’a évoqué des souvenirs qui n’auraient jamais dû remonter à la surface ? Que je n’étais pas dans de bonnes conditions pour le lire (ex. bruit, examens, déménagement) ? Que ce n’était pas le bon moment (ex. je suis trop jeune, trop vieux) ? »

– certaines ne comportent aucun élément d’analyse ! Où sont passés les traditionnels fond (l’histoire), forme (l’écriture), contexte (ex. livre paru lors de tel ou tel événement historique, ce qui a pu influencer l’auteur), références (ex. ce livre m’évoque tel autre roman de tel autre auteur) ?
« Faire à mon envie, pas besoin de cadre pour structurer ma chronique ! »

– certaines, négatives, sont ensuite répandues sur tous les supports de lecture ! Je crois bien que c’est le point qui m’interpelle le plus : on va retrouver sur l’ensemble des sites les mêmes avis négatifs sur les mêmes livres.
« M’acharner à poster ces avis sur tous les blogs/booktubes personnels, sites spécialisés (BookNode, Livraddict, Babelio, GoodReads, etc.) et sites de vente en ligne (Amazon et Fnac pour ne citer qu’eux) ? »
Où sont passés les livres que tu as vraiment aimés ? »

2/ Pourquoi l’article de Roznarho est un non-sens ?

Parce que !

Ah pardon, je n’ai pas l’habitude d’argumenter ça va être dur pour moi, mais je vais me forcer.

D’abord parce que finalement tout le monde est visé, sauf les sites visés par l’auteure, dont le roman sort à la fin du mois prochain, et vers lesquels elle nous renvoie car eux sont intelligents … mais surtout tellement sympa avec sa ME !

Mais aussi parce que chaque argument … n’en est pas un.

Point 1 : « certaines  (chroniques) ne tiennent qu’en quelques phrases »

C’est vrai ça arrive, mais pas sur un blog…perso, il m’arrivait de dire si ça m’avait plu ou pas en un phrase, quand je notais un livre sur amazon ou babelio.

J’ai justement créé un blog pour ne plus me contenter d’une phrase, et essayer d’expliquer mon ressenti de façon plus détaillée.

Roznarho vise par ailleurs Gérard COLLARD car lui est un critique renommé, alors c’est un bon point de comparaison. Soit.

Je regardais chaque numéro du « coup de cœur des libraires », et il est arrivé à Monsieur COLLARD de dire d’un roman, je cite à peu près :

« C’est nul, mal écrit, je ne comprends pas qu’on fasse un tel accueil à ce roman alors que d’autres pépites n’ont pas d’échos ».

Ça fait pas beaucoup de lignes, je trouve… et pourtant il n’aimait pas… mais on ne lui reproche pas de ne pas avoir fait une intro, un plan en trois parties et trois sous parties dans chaque partie, ainsi qu’une conclusion.

Point 2 : certaines découlent clairement de lectures en diagonale !

Ce n’est pas parce qu’on n’a pas aimé quelque chose que cette jeune femme a aimé qu’on lit en diagonale, si ?

Et comment peut-on deviner qu’une personne a lu en diagonale à la simple lecture d’une chronique ?

Ah, mais je sais ! On lit en diagonale parce que selon l’auteure, les éditeurs nous envoient trop de livres, ou parce qu’on en achète trop.

Comprenez-vous pourquoi à ce stade de ma lecture je bous déjà ? (en fait je pense que vous l’avez compris dès la première ligne de mon article …)

Ne voyez-vous pas ces jugements de valeurs à l’emporte pièce, ce jugement de notre façon de consommer la lecture ?

La suspicion, encore et toujours, qui pèse sur notre probité ? Le postulat selon lequel si on a un blog, c’est pour amasser les bouquins, et que nos chroniques sont forcément des impostures ou des mensonges pour caresser les libraires dans le sens du poil pour avoir plus de livres ?

Et que par voie de conséquence, si nous avons la folie de ne pas faire de chronique élogieuse, pétris de notre gratitude envers ces éditeurs qui remplissent nos étagères, cela ne peut découler que du fait que nous n’avons pas lu, ou seulement en diagonale, un roman…

L’autre explication, selon l’auteure, c’est que nous ne pouvons pas comprendre, que le livre lu, si il nous a déplu, ne peut être qu’hors de notre portée parce que trop compliqué au niveau du vocabulaire, ou de l’histoire.

Ce n’est pas du tout parce qu’on est apte à dire tout simplement ce qu’on aime ou pas et pourquoi. Non… parce qu’un auteur ne peut faire que des choses réussies. Parce qu’un être humain ne rate jamais rien.

Accrochez vous, ce n’est pas fini, on arrive sur le jugement de notre intelligence, sur l’élitisme et tout le reste.

Mais Roznarho nous sourit et nous conseille, alors pourquoi devrions nous mal le prendre ? (en fait, les sourires sont affichés dans les « ce n’est que mon avis », « c’est tout à fait subjectif », c’est assez flagrant mais je précise pour ceux qui lisent en diagonale 😀 )

Point 3 : certaines sont épidermiques !

Comme l’article de Roznarho, qui a dû faire exploser la touche point d’exclamation de son PC.

Nous n’avons donc pas le droit de dire qu’on a pas accroché parce que ce n’est pas notre style, parce que les personnages ne sont pas attachants…

Nous devons donc lire comme des robots et noter le style, l’absence de faute d’orthographes, et le nombre de caractères…

Ridicule ! Un critique littéraire rémunéré donne un avis subjectif, alors un blogueur illettré ne peut pas faire mieux, faut nous comprendre aussi…

(Mauvaise) Blague à part, c’est stupide.

Je préférais, à l’école, et même maintenant lorsque je rédige des documents dans le cadre professionnel, qu’on me dise qu’on n’aurait pas fait comme moi, mais que le fond est top.

Quand on écrit qu’on n’a pas accroché parce que le personnage ne nous plaisait pas, ou que ce n’était pas notre style, cela veut dire que toi qui nous lis, si tu as une sensibilité différente de la nôtre, tu accrocheras peut-être.

Si au contraire, nous bousillons les qualités objectives d’écriture de l’auteur, en disant qu’il fait plein de fautes, que sa syntaxe est pourrie, que le récit est incohérent, et qu’il n’y a aucune logique dans la trame narrative (ouh la, mais que de gros mots, on va croire que je n’en connais pas le sens), il s’agit ici de critiques objectives qui remettent en question le talent de l’auteur : et là, je n’ai pas envie d’acheter.

Au delà de ça, une critique est un avis, un avis est une opinion, et une opinion est « une opinion est un avis, un jugement personnel que l’on s’est forgé sur une question ou un sujet en discussion qui ne relève pas de la connaissance rationnelle. »

Mince, le Larousse a une définition épidermique !!!!

(Bonne) Blague à part, il résulte de cette démonstration qu’un avis est un jugement personnel, donc subjectif, donc épidermique. CQFD.

Point 4 : – certaines ne comportent aucun élément d’analyse !

Je crois que c’est la seule qui m’a fait rire celle là. Pour comprendre, il faut lire la suite : « Où sont passés les traditionnels fond (l’histoire), forme (l’écriture), contexte (ex. livre paru lors de tel ou tel événement historique, ce qui a pu influencer l’auteur), références (ex. ce livre m’évoque tel autre roman de tel autre auteur) ?
« Faire à mon envie, pas besoin de cadre pour structurer ma chronique ! » »

Chère Roznahro, si tu me lis, je pense personnellement, c’est tout à fait subjectif (c’est marrant d’utiliser tes mots), que l’on obtient à l’école des bases pour faire des dissertations.

Plus tard, ça m’a servi aussi à faire des commentaires d’arrêts et autres décisions de justice.

Maintenant que je suis dans la vie professionnelle, je peux te confirmer que PERSONNE ne veut d’un plan en trois parties et trois sous parties … déjà ça saoule.

Ensuite, dans ma partie par exemple, quand tu écris à un juge sous cette forme, il le prend très mal : on ne fait pas un cours de droit à un juge … enfin, pas de façon aussi ostentatoire.

Ensuite, l’école c’est bien, et ça nous a appris ce genre de réflexion pour développer notre capacité à ensuite s’affranchir de toute idée préconçue pour sortir des sentiers battus et développer notre propre ligne de réflexion…

Et enfin, mais mon Dieu, qui critique un bouquin de cette façon ? Pas Gérard Collard en tout cas !

Oui nous faisons à notre envie, parce que c’est la définition même du blog !! de la liberté d’expression ! de l’écriture et de toute autre forme d’expression !

Si Gustave Courbet n’avait pas écouté son envie, l’Origine du monde n’aurait pas été peinte, et cette fouffe poilue aurait manqué au monde !

Si Galilée n’avait pas écouté son envie, la Terre serait encore plate !

Si l’Homme n’avait pas écouté son envie, il aurait toujours peur du feu !

Alors, on continuera d’écrire ce que l’on a envie d’écrire, on continuera à en débattre, mais on ne va pas se faire interdire d’écrire qu’on n’aime pas quelque chose parce que ça ne plaît pas !

Point 5 : certaines, négatives, sont ensuite répandues sur tous les supports de lecture !

Ce paragraphe est poursuivi par une démonstration selon laquelle les blogueurs en feraient exprès pour que l’auteur ne puisse pas vendre.

Je rappelle donc que le blog est un journal dévoilé au public, parce qu’on a envie d’être lus.

Donc, comme ces auteurs qui nous harcèlent parfois pour qu’on lise leur bouquin, ou qu’on le note partout si on l’a aimé, on a envie d’être lus, donc on partage notre avis.

Je pense que peu de blogueurs ont la prétention de croire que leur avis empêchera l’achat du livre : si il est bon, et si l’avis dit « je n’ai pas accroché parce que … », un lecteur réfléchi se fera sa propre opinion.

Perso, un avis négatif subjectif ne m’a jamais empêché de lire un bouquin, parce que j’ai conscience que je ne suis pas la personne qui a écrit l’avis, donc différente d’elle, que je n’ai pas son vécu, son expérience, et que je peux donc tenter, même si du coup j’appréhende la lecture avec plus d’attention.

Un avis qui dit que c’est écrit par les pieds de Nabilla, là, je passe mon tour ! (bon, j’avoue j’ai emprunté à quelqu’un le premier tome de fifty shades pour pas mourir con)

Cet argument là est typique de la théorie du complot et du syndrome de persécution.

D’ailleurs, ce n’est pas parce qu’on n’aime pas un bouquin qu’on n’aime pas son auteur. Il y a des livres que j’ai adorés d’un auteur, et d’autres que j’ai détestés de ce même auteur. Si cela m’arrivait à l’avenir, je serais triste de ne pas avoir aimé, je l’écrirais d’ailleurs dans ma chronique, comme je l’ai déjà fait, mais je dirais quand même que je n’ai pas aimé.

Parce que c’est important de pouvoir dire ce qu’on pense, en toute circonstance, tant qu’on n’insulte personne.

Ce que Roznarho n’a visiblement pas comprit…

En effet, elle considère qu’un avis négatif rabaisse une personne : mais non !!! Un avis négatif aide à s’améliorer…

Sinon, il faut brûler l’école et tous ses instits, quand ils nous mettent des mauvaises notes.

Sinon, il faut cramer tous les patrons qui prennent des stagiaires et leur disent qu’ils ont mal bossé … (je ne parle pas de harcèlement moral, que ce soit clair je parle du patron qui te montre ce qui ne va pas et te permet d’avancer).

On apprend à tout âge, et c’est hyper prétentieux de croire que parce que l’on écrit ou que l’on fait de l’art, on DOIT plaire à tout le monde.

C’est du chantage affectif que de dire à un blogueur que si il dit du mal d’un livre, il va déprimer un auteur parce qu’il le rabaisse.

Certes un auteur met de lui de son œuvre, mais elle peut être imparfaite. Tout est perfectible dans ce monde.

Critiquer une œuvre ne veut pas dire qu’on critique une personne, cet amalgame est grave.

Hollande est hyper sympa, il a fait des réformes qui craignent.

J’adore le caractère impulsif de Valls, ça me fait marrer cette espèce de franchise incontrôlable, mais je n’aime pas sa personne.

Vous comprenez le principe ?

Et tout de suite présupposer qu’il y a des rancœurs parce qu’on n’aime pas un livre : mais le nombre de critiques littéraires rémunérés qui pourraient être accusés de ce genre de choses, Gérard Collard compris !!!

Cet amalgame n’est pas un argument, c’est un chantage…

Des auteurs très intelligents et brillants l’ont compris, Nathalie Dau, Maxime Chattam (comme vous le voyez de l’auteur qui monte à l’auteur installé) … quand on leur dit qu’on n’a pas aimé leur bouquin, ils essaient de comprendre pourquoi, et expliquent que ça peut arriver.

Chattam n’a pas étranglé Moix ou Salamé sur le plateau de Ruquier quand ils ont expliqué ce qui les heurtaient dans « Que ta volonté soit faite » : il a expliqué sa démarche, mais aussi le fait que ce que les journalistes n’aimaient était soit adoré soit détesté des lecteurs qui lui faisaient des retours, et qu’il comprenait dans une certaine mesure.

Il a répondu que de toute façon, il n’aurait pas pu écrire ce livre autrement et pourquoi. Il n’a pas fondu en larmes en demandant pourquoi on ne l’aimait pas.

Il a compris que tous les goûts étaient dans la nature et qu’une critique, par sa subjectivité, devait aider la complétude de l’art et à la remise en question.

Le meilleur artiste est celui qui se met en danger et qui sait de remettre en question.

Celui qui n’accepte en rien est vaniteux.

3/ Les conseils de lecture / critique de Roznarho :

Vous comprendrez que cette personne ne vous conseille de lire que des choses balisées : celles que vous êtes sûres d’aimer, et si vous n’avez pas aimé quand même, de ne pas le dire…

Il ne faudrait que vous essayiez d’élargir vos horizons à aucun moment de votre vie, vous pourriez devenir instruits, et vous ne seriez plus critiquables. Que dis-je vous : nous !

Je demande donc solennellement à la France entière de ne pas dire à leurs politiques quand ils n’aiment pas une réforme.

Je demande solennellement à la France entière de ne pas dire aux cuisiniers que leur viande n’est pas assez cuite.

Je demande solennellement à tous les français d’aimer Picasso, Monet, Zola, Maupassant et tous les classiques qui devraient être aimés par tous.

Je demande solennellement à tous les français de ne pas avoir d’avis car ça fait mal.

Ok, une école ferme une prison, tout ça, mais ne vous cultivez pas trop, ça pourrait vexer Roznarho.

Le reste, je suis obligée de faire un copié collé parce que c’est beau :

« – lis les livres qui sont de ton niveau de lecture
Car oui, j’ai aussi trop souvent l’impression que certains lecteurs n’aiment pas un livre, tout simplement parce qu’ils ne l’ont pas compris. Et pas qu’au niveau du vocabulaire. Mieux vaut laisser ces livres de côté ou en faire don à quelqu’un d’autre.

– ne perds pas ton temps
N’écris pas de chroniques de livres que tu as détestés ! Tu vas y passer des heures en renâclant, et tu vas être encore plus méchant(e) avec le livre.

– ne fais pas perdre celui des autres
Pense à la personne qui va te lire ou regarder ta vidéo, et trouver que tu as bâclé ton travail, ou que tu as été insultant(e) avec le livre et son auteur, ou qu’il/elle n’a rien appris de ta chronique.

– fournis du contenu positif
Partage les choses que tu as vraiment aimées ! C’est quand même bien plus sympa et tu vas le faire dans un bon état d’esprit. »

Point 1 : Si tu n’as pas aimé petit padawan, c’est que tu es bête : alors n’essaie pas de t’éduquer, tu ne peux pas comprendre.

Ne t’inquiète pas, ptit loup : grâce à Roznahro et moi, tu as découvert le dictionnaire, tu devrais donc à peu près t’en sortir. (Désolée, mais je n’ai pas de répartie plus intelligente, parfois il faut répondre à la bêtise par la bêtise)

Point 2 : Sois altruiste.

Bah oui petit coquin, tu sais quels sont les livres que tu as acquis alors que tu es incapable de les lire : sois cool, donne les à Emmaüs, tu feras une bonne action.

Roznahro s’improvise aussi coach zen : n’écris pas si tu n’es pas positif, tu vas faire repartir les Bisounours dans le pays de l’arc en ciel, et ça c’est vraiment moche.

C’est la magie du rangement version bibliothèque quoi.

4/ Conclusion :

Ma citation préférée, c’est celle-ci :

Chroniqueuse/queur, tu es responsable du contenu que tu postes sur Internet.

Cette phrase devrait figurer sur les bouquins en bandeau, voyez, un peu dans le style des poumons noir sur les paquets de clopes … ah, vous aussi vous trouvez ça con comme idée ?

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65 commentaires sur « Pourquoi faut-il continuer à dire si on n’aime pas un bouquin ? »

  1. Devant mon écran de PC et après avoir lu ta chronique, j’ai applaudi avec un grand sourire. Merci !

    Moi même, quand je suis tombée sur l’article de cette personne, j’ai cru bouillir. L’intérêt même d’un livre, c’est de nous faire ressentir plusieurs émotions à travers ses mots, voyager au fil de ses pages, aimer à connaître un personnage… Bref , un livre n’est pas un objet qu’on prend froidement tout en acquiesçant, d’un simple mouvement de la tête, la qualité de la syntaxe.

    Mais le pire, c’est de nous dire que si on n’a pas aimé un livre, c’est que l’on a pas compris, qu’on on a lu en diagonale ou qu’il était trop difficile à comprendre. Bordel, non !
    Il y’a une lecture commune que j’ai faite avec une autre blogueuse et dont la chronique viendra au courant du mois d’août, bien qu’ayant apprécié quelques qualités au livre, je ne l’ai pas aimé. Je suis ressortie de cette lecture désabusée. Et je confirme avoir lu chaque mot de ce roman! Tout en donnant ces points forts, je soulignerai pour quelle raison, je ne l’ai pas aimé. Je ne vois pas en quoi cela peut porter à préjudice l’auteur.

    D’ailleurs, je ne vois pas l’intérêt de donner que de bonnes critiques aux romans et occulter les mauvaises (d’ailleurs, autant ne plus utiliser le mot « critique » mais « publicité »). Malheureusement, ce n’est pas le premier article qui s’en prend aux blogueurs et ni le dernier. Pour ma part, je chroniquerai comme je l’ai toujours fait: avec mes sentiments.

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      1. Surtout merci à toi ! Une réponse structurée et démontrant point par point ses torts, je n’aurai pas fait mieux. Pour ma part, je me mélangerai les pinceaux. Je m’emballe un peu trop et quelques phrases partent dans tous les sens comme dans mon commentaire précédent ^^. Bref… Encore merci 😀

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  2. Rah ces auteurs qui vivent mal quand on leur donne un avis sincère sur leur livre… C’est toujours vexant mais mieux vaut être sincère, n’est-ce pas? Je crois que j’ai connu même pire que les auteurs qui supportent pas les critiques.. Une auteure pour qui je corrigeais ces écrits et quand j’ai eu le malheur de dire qu’elle commençait à se répéter dans tous ses écrits, elle m’a viré, sans explication 😉

    Chouette article en tout cas, tu m’as fait sourire !

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  3. Rah ces auteurs qui vivent mal quand on leur donne un avis sincère sur leur livre… C’est toujours vexant mais mieux vaut être sincère, n’est-ce pas? Je crois que j’ai connu même pire que les auteurs qui supportent pas les critiques.. Une auteure pour qui je corrigeais ces écrits et quand j’ai eu le malheur de dire qu’elle commençait à se répéter dans tous ses écrits, elle m’a viré, sans explication😉

    Chouette article en tout cas, tu m’as fait sourire !

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  4. M.E.R.C.I.
    Son article était tellement condescendant et réducteur qu’il m’a mis en boule, hier. Ce que tu dis mérite qu’on t’applaudisse, c’est plein d’humour, de peps, mais c’est aussi porteur d’une très grande vérité. J’espère que cette auteur va lire ton article, se remettre en question et redescendre un peu de son piédestal…
    Un grand bravo !

    Aimé par 1 personne

  5. Bravo pour cet article qui reflète parfaitement ma pensée… Malheureusement, j’ai beaucoup de mal à exprimer cela de façon constructive comme tu le fais ici. Ma réponse aurait été du genre « Mais merde, t’es con ou quoi !?! » (et bon, on a déjà vu plus argumenté, n’est-ce pas).

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    1. J’adore ton article je suis blogueuse sans SP mais même en achetant mes livre j’ai eu un auteur qui ma reprocher d’avoir critiqué son livre je comprend très bien ce que c’est Il faudrait peut être qu’elle arrête d’écrire si elle ne veut pas de mauvaise critique aucun livre n’a 100% de bon avis

      Aimé par 1 personne

  6. Tout a fait d accord comme je l ai deja exprimée sur FB en commentaire a un post d une bloggeuse qui s indignait de l article de Roznahro : J ai l impression que Roznahro prend ses lecteurs pour des moutons ! Si un livre m intéresse vraiment je le lirai même si mon bloggeur préférer ne l aime pas pour m en faire une opinion et éventuellement en débattre avec lui/elle.
    Après sur un roman personne ne peu etre subjectif si l on doit donner son opinion car nos impressions et ressentis viennent de notre vécu et de notre état d esprit actuel ( personnellement je suis enceinte de 6 mois et assez a fleur de peau donc en ce moment je ne lit/relit que mes classiques « doudou » et achete des livres dont je suis sur qu il vont me plaire car en ce moment je suis fragile et mes livres « doudou » me réconfortent ! J ai apprécier « le parfum » mais si je lit en ce moment et que je voudrait le chroniquer j exprimerai un ressenti négatif car ce livre me bouleversera et ne convient pas a ce que je recherche en ce moment d un livre)
    Donc mis a part etre un robot dans un blog on exprime nos ressentis ! J accroche pas a un livre en ce moment mais peu être d ici un moment (pour ma part d ici l accouchement ) j accrocherai a ce même livre ! Et je le redit nous sommes pas des moutons et nous somme capables de nous faire nos opinions comme des grands ! Et si nous pauvre mortel non bloggeurs achetons un livre c est car la 4 eme de couverture et le résumer nous aura plus avant de penser a ce que tel ou tel bloggeur a dit dessus (bien sur on y pensera aussi mais là a ce moment on le compare aux precedents livres qu on a lu que le bloggeur a chroniquer et on compare si nos avis convergent ou pas si on a lu ce meme livre ) ! Merci au bloggeurs qui ne prennent pas les lecteurs pour des petits moutons bien disciplinés.

    Aimé par 2 people

    1. C’est clair que je ne revends jamais un bouquin après avoir essayé de le relire lorsque je suis dans une autre disposition d’esprit !
      Je me connais, je suis hyper « in the mood » comme lectrice … parfois, j’ai besoin de changer de genre, alors quand je n’aime pas un livre, a fortiori quand des copines qui partagent mes goûts habituellement l’ont aimé, je le mets de côté et je retente plus tard, quand ma nouvelle période est passée… Je passe par des périodes SFFF, polar, classique, contemporain BD, mangas, comics … J’ai appris à ne pas aller contre mes avis, justement pour être la plus honnête possible envers les livres que je lis et leurs auteurs. Et je pense qu’on est une majorité à le faire.
      C’est d’ailleurs honnête de dire « je n’ai pas apprécié ce livre à sa juste valeur car j’étais pas dans l’humeur »: ça permet de prévenir le lecteur de l’avis de ce que l’avis est influencé par des choses extérieures et qu’il doit lui donner une chance … c’est pour ça que je ne comprends pas que l’on conspue un avis subjectif, qui laisse plus d’ouverture qu’une descente objectif sur les qualités d’écriture !

      Sinon, hors sujet mais je suis en arrêt, et je suis aussi repartie dans des livres doudous, en parallèle de nouvelles découvertes! Le chaudron de Harry Potter m’a à nouveau happée lol !

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  7. J’applaudis !
    J’ai lu son article qui m’a fait bondir aussi en tant qu’auteure ! Je l’avais trouvé insultant pour les blogueurs et pour les lecteurs ( qu’elle prend pour des moutons bêtes et disciplinés).
    Franchement, je ne la connais même pas cette auteure, et du coup même sans avoir lu de critiques ( pardon opinions) sur son bouquin, bah j’ai pas envie de la découvrir ! Ça sent l’auteure imbus de sa personne, à l’ego surdimensionné ! Elle n’a pas compris que ce n’est pas parce qu’on sort un bouquin ( torchon ou pépite) qu’on peut se targuer d’être écrivain, d’avoir tout saisi à la vie…
    Elle fait son article en réponse aux avis négatifs qu’elle a reçu, on le sent rien qu’en la lisant ! Son torchon est une attaque ! J’ai pitié au fond car elle n’a pas compris la chance en tant qu’auteurs d’être lus par des blogueurs qui vont parler de notre roman aux personnes qui les suivent. Bon ou mauvais un avis est au final toujours une bonne chose quand on sait rester humble et se remettre en question !
    Donc pour conclure je dirais : si cette auteure ne veut pas d’avis négatifs… De peur de faire baisser ses ventes ( complètement débile cette idée) eh bien j’ai la solution : N’ÉCRIS PAS !

    Bel article Lili 🙂 plein d’intelligence et de repartie 🙂

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  8. Merci pour ton article. Je n’irais pas lire son article à Roznarho. Je crois que je vais m’énerver. Je trouve qu’en plus d’insulter les blogueurs, elle insulte également les potentiels lecteurs convaincu par la chronique d’une blogueuse. Je dis bien potentiels. Comme tu le dis si bien, on est différent.
    Je suis toute jeune blogueuse donc ça me fait d’autant plus de peine ce genre de chose. Personnellement, ça me gêne quand je dois faire la chronique d’un livre que je n’ai pas aimé parce que contrairement à ce qu’elle croit, j’ai du respect pour l’auteur.
    Enfin, bref, elle me fait pitié. Elle doit vraiment être désespérée pour tenir de tel propos.
    Par contre, je vais nuancer sur un point, on peur et on doit faire des chroniques négatives mais dans le respect. j’ai lu une fois une chronique négative sur une saga qui était plus qu’insultante non seulement envers la saga mais également l’auteur. J’avais même l’impression que la blogueuse savourée. Apparemment, cette blogueuse a modifié sa chronique depuis mais je n’y suis pas retournée.

    En tout cas, merci pour ton article. Il est parfait.

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    1. Oh oui bien sûr ! Le respect est fondamental et c’est parce que j’ai senti un vrai manque de respect que j’ai fait un article aussi caustique.
      Je crois l’avoir dit dans l’article et si ce n’est pas le cas, il est fondamental d’insister là dessus: un livre reste une oeuvre personnelle et la critique, de n’importe quelle personne dont elle émane, ne doit jamais être irrespectueuse. Irrévérencieuse peut être mais pas irrespectueuse. Car là effectivement, on attaque la personne. Merci pour cette précision!

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  9. ça fait vraiment peur de voir des gens qui pensent comme ça…
    Merci pour cet article très instructif et surtout très bien construit 😉 (bon ouaich j’avoue j’ai pas tout compris avec tes mots trop zarb’, mais je vais voir pour acheter un…dico, c’est ça?) 😉

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  10. Bonjour, et merci pour cet article…

    Je suis un (petit) auteur, et les chroniques/avis négatif sont des outils plus que nécessaire pour faire évoluer mon écriture.
    Mais d’un autre côté, en tant qu’auteur, cela demande aussi une certaine gymnastique mentale (ou blindage en adamantium) pour passer outre le premier coup au coeur quand on se fait incendier pour x ou y raisons.
    Et comme tout être humain qui se respecte, on ne va pas chercher l’erreur chez nous en premier lieu : on cherche à se dédouaner en accusant « L’Autre ». D’être stupide, de ne pas comprendre, lire en diagonale, d’avoir un alien dans le jardin ce jour là… bref, tout ce que cet auteur a bien involontairement étalé au grand jour…

    Du coup, je comprend pourquoi elle a écrit cela. Je ne la connais pas, mais elle a peut-être une certaine renommée, qui expliquerai cette peur de retomber dans l’anonymat en cas de « meurtre critique », car sortir du lot est un challenge qui consiste à sauter un abysse avec une petite cuillère en guise de perche…

    Je comprend moins son acharnement sur les blogs/chronique : Une seule chronique ne coulera jamais un livre (à moins d’avoir une communication très limitée…). Trois chroniques négative en revanche pourrait obliger même l’auteur le plus obtus à se remettre en question… dans tous les cas, on en tire les leçons nécessaire pour s’améliorer ou tout du moins, s’interroger sur ces points faible (est-ce que d’autre lecteurs m’ont déjà fait ce reproche ? cette partie de mon écriture est-elle nécessaire à la bonne marche de mon histoire ? )…
    Et… je m’étale… j’arrête… merci pour cet article, car c’est important de rappeler à quel point il est facile de « glisser » vers l’envie de contrôler ce que les gens pensent et écrivent pour nous faire paraître « mieux ». Or des blogs qui ne disent que du bien, j’aurais tendance à m’en méfier ( raison pour laquelle j’apprécie celui du galion des étoiles par exemple : oui, je me suis fait allumé chez eux pour une nouvelle, j’y suis retourné pour un roman : j’étais sûr justement d’avoir un véritable avis…) et…. déconnexion ! viiiiite….

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    1. Elle n’a encore jamais publié.
      Je comprends tout à fait, c’est pourquoi mon article ne vise absolument pas à décomplexer l’irrespect. Un avis n’aura que plus de force si il est respectueux de l’auteur. Mon article ne vise pas du tout à défendre les bashings gratuits d’auteurs, mais la liberté de s’exprimer sous la forme que l’on veut dans le respect de l’autre.
      C’est d’ailleurs l’irrespect qui a motivé ma réponse. Merci en tout cas!

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      1. Pas de soucis, l’article est très clair sur la liberté de s’exprimer, dans la limite du respect de l’autre ! C’est bien pour ça que je l’apprécie… Par contre, elle n’a jamais publié ? Je lui souhaite de ne pas sombrer dans la folie quand elle aura ses premiers retours négatifs…

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  11. Bonjour, il m’est déjà arrivé d’avoir des livres en SP ou que j’ai acheté et dont je n’ai pas été convaincu. J’ai essayé d’écrire ma chronique en fonction et de laisser d’une part le choix aux lecteurs d’en penser ensuite ce qu’ils veulent et d’autre part de dire à l’auteur les petits bémols que j’ai trouvé. Jamais personne encore ne m’en a fait le moindre reproche. Je montre mes chroniques avant aux auteurs quand cela est possible et sinon je suis ouverte au débat. Mais quand un auteur demande une chronique, il n’attends pas qu’on lui refuse car on n’a pas aimé son livre, il veut un avis et j’aime lui donner. Parfois, il suffit de discuter avec, pour comprendre une ou deux choses qui nous a échappé et de mieux comprendre le livre ensuite.

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    1. Amusant cette anecdote… mon premier bouquin a être corrigé, j’ai passé beaucoup de temps à vouloir répondre à tous les « ??? » de ma correctrice qui parsemaient le manuscrit… avant de réaliser que si j’étais obligé de lui expliquer/justifier toutes les trois pages, c’est que quelque part, je n’avais pas été assez clair dans mon récit.
      Et c’est une grande leçon que cette correctrice m’a appris sans le savoir…

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  12. Alors là je n’aurais pas dit mieux.
    Oui avec un blog on y dit ce que l’on veut !
    J’avais lu cet article de cette chère dame qui m’avait fait dresser les poils et arracher les cheveux ! Au passage j’ai fait de l’urticaire tellement j’ai été outrée que l’on puisse nous imposer notre façon de concevoir notre bloc !
    Merci d’avoir remis les pendules à l’heure 😉
    Bonne journée et encore merci ❤

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  13. Bonjour, je n’ai pas lu son article, mais je suis tout à fait d’accord avec celui ci! Non, mais pourquoi un blogger ne pourrait pas dire si il a aimé ou pas? On va sur le blog pour trouver des idées de lecture, en sachant pertinemment que l’on a pas tous les mêmes goûts, ressentis… et qu’un livre, même critiqué négativement, attise la curiosité! Comment faire la différence? La critique négative aide à s’améliorer… Franchement, je n’ai pas lu son livre mais là, je pense que je vais l’éviter! Merci

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  14. J’avoue que l’article de cette personne c’est un peu n’importe quoi! (j’en avais entendu parlé, mais je me suis dit que ça ne valait pas la peine de lire ce ramassis de conneries, du coup ton article était beaucoup plus intéressant ^^).
    Je viens d’écrire ma première chronique négative aujourd’hui sur mon blog, et contrairement à ce que la petite dame dit, et bien moi aussi ça me fait de la peine de ma avoir aimé le livre! Bien sûr on aimerait n’avoir que des coups de coeur et n’écrire du coup que des chroniques positives, mais chaque livre ne peut pas plaire à tout le monde! 😮
    Bon par contre, j’avoue que parfois je lis des chroniques négatives, qui le sont sans être constructives, du genre : Ce livre est mauvais, ne le lisez pas c’est de la merde, l’auteure ne sais pas ce qu’écrire veut dire et ce genre de chose! Même si c’est ce qu’on pense, je pense que l’écrire aussi méchamment n’est pas la meilleure solution non plus :p Mais bon ce n’est que mon avis 🙂

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    1. « Bon par contre, j’avoue que parfois je lis des chroniques négatives, qui le sont sans être constructives, du genre : Ce livre est mauvais, ne le lisez pas c’est de la merde, l’auteure ne sais pas ce qu’écrire veut dire » -> c’est clair, ce genre d’avis est à bannir !
      Il est aussi prétentieux de se prétendre censeur d’une œuvre que de se prétendre censeur d’une chronique !

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  15. Hello 🙂

    Je ne suis pas une habituée des blogs de « critiques littéraires » (ben oui; pourquoi faudrait-il être rémunéré pour pouvoir prétendre au titre?), ni auteure d’ailleurs (mais très entourée d’auteurs par contre, et peintre à mes heures) mais j’ai pris la peine de te lire car j’ai découvert l’article dont tu parles via un ami artiste et auteur.
    Pour ma part, j’ai été relativement choquée par les propos de cette…dame (puisqu’elle est mariée) et sa façon pédanto-condescendante de s’adresser aux lecteurs-blogueurs.

    Justement, j’ai voulu récemment m’attaquer à un « roman prometteur » et, si le début est intéressant car il reprend des images faisant la part belle à mon propres imaginaire anglo-saxon (campagne, nature, cuisine aga – mon fantasme absolu -…), après 70 pages, on retombe dans le fantasme à la fifty shades et blocage (le porno chic bdsm n’étant décidément pas ma tasse de thé mais hélas très à la mode). Fini; le roman s’est retrouvé dans ma biblio et j’ai ressorti un bon Jane Austen, histoire de quitter un peu les Jung, Pauli, Lecouteux ou Dumézil…et là, évidemment, vu mon vécu récent, je me suis dit oulah, la chercheuse en archéologie (on dit plus archéologue de nos jours?) n’aurait-elle pas une vision biaisée – par sa propre estime de soi un peu démolie? – quant à la capacité d’autrui de pouvoir juger d’un ouvrage? Ou alors, je suis une conne inculte qui s’ignore parmi ses nombreuses compétences et passions diverses?

    Aussi, sa façon de s’adresser directement au lecteur par des « tu », comme si on était autour d’une table et qu’elle pointait son p’tit doigt plein de jugement, ça a le don de m’agacer…

    Bref, il y a peu de chance – et pourtant, j’adore la sf mais comme pour le hf , on a un peu fait le tour; rien de bien neuf sous le soleil – que je prenne la peine de lire un jour cette femme-homme à petit décolleté et grand foulard totalement inutile (je remarque, ça, oui; mon côté peintre sans doute :p ).

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  16. Ok, chacun son avis. Par contre il faudrait ne pas tirer sur quelqu’un qui soulève un débat. Ensuite il est bon de remettre les vérités à leur place. Cette auteure n’a pas pu encore râler sur un commentaire laissé sur son livre, puisqu’il n’est pas encore sorti (si je ne me trompe pas). Elle n’a pas créé sa propre maison d’édition comme votre article le laisse entendre mais est éditée dans une bonne maison d’édition qui est la même que celle de son mari. Ce n’est pas tout à fait la même chose. Par contre, elle vit le métier de l’édition depuis bon nombre d’années et je pense que cela lui donne la légitimité de s’exprimer. Personne ne doit se voiler la face : il existe des blogueurs qui « lynchent » les auteurs avec des mots « crus » et blessants. Lorsque vous débutez ou naviguez dans ce job depuis peu de temps il est parfois très compliqué à assimiler ces attaques directes (et souvent anonymes) . C’est aussi le message que Roznarho a souhaité faire passer. Pourquoi s’échiner à détruire plus qu’il n’en faut? Faut-il rappeler que l’appréciation d’un roman n’est que subjective donc personnelle. Pourquoi, dès lors vouloir balancer son avis partout et même inciter le lectorat à ne pas lire ou ne pas suivre, tel livre, tel auteur? Ne sort on pas dans ce cas de la base même de la chronique. Je le pense en tous cas. J’ai vu aussi des blogueurs, juger un livre sur le fond alors qu’ils n’ont pas dépassé en lecture le tiers du livre critiqué. Moi cela m’interpelle. Ok on peut préciser que l’on a abandonné la lecture mais alors pour s’acharner à détruire ce qui n’a pas été poursuivi jusqu’à la dernière page?
    L’auteur sait qu’à partir du moment où son livre est rendu public, il s’expose à la critique et il l’accepte. Par contre, il ne s’attend pas à un lynchage public, des coups sous la ceinture, des attaques personnelles (physique, famille…). Ne me dites pas que cela n’existe pas. Conversez avec les auteurs et ils vous confieront certainement leurs différents avatars de ce type. L’auteur est quelqu’un d’humain qui encaisse plus ou moins bien les coups…ou pas! Mettre les formes dans les critiques : est-ce si difficile?
    Forcément il y a de tout dans les blogueurs, comme dans les auteurs. Par contre j’ai vraiment l’impression que l’on tente d’opposer deux catégories de personnes œuvrant, pourtant toutes deux pour la promotion de la culture. Et c’est vraiment navrant.
    Chacun a à apprendre de l’autre et de la modération dans les propos de chaque intervenant serait vraiment appréciable, non?
    Bien à vous.
    Laurent

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    1. Je n’ai jamais dit qu’elle avait sa ME, et le fait que son premier livre sorte à la fin du mois est précisé dans mon article.
      Je dis d’ailleurs que je trouve gonflé de prévenir les gens qu’on ne supportera pas un article négatif, qu’on le prendra comme une attaque personnelle.
      Contrairement à ce que vous dites, je dis aussi que c’est la ME qui édite son mari.
      Et je ne me voile pas la face, je réponds à un article sans nuance par un article humoristique sans nuance.
      Et il n’en demeure pas moins que la conclusion de l’article que je critique EST sans nuance : on ne devrait jamais donner un avis lorsqu’il est négatif. C’est écrit en toute lettre, et c’est ça qui est grave.
      Ce n’est donc pas soulever un débat mais chercher à imposer une pensée unique et une façon de rédiger des articles.
      C’est ce que je dénonce.

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  17. J’ai pris l’article de Roznarho avec un peu de recul, et n’ai donc pas été ultra choqué: c’est sa manière de dire, la provoc’ est assumée, et il y a quelques éléments intéressants même si l’on ne saurait être d’accord avec tout. Après tout, la diversité des opinions, hein… Intéressant partage donc, mais qui ne me fera pas changer ma pratique.

    Perso, en bloguant je ne me gêne pas de rédiger des chroniques peu favorables… tout en sachant qu’il est rare qu’un livre mérite d’être descendu sans sommation (ce qui est un art…). Une lecture attentive permet toujours de faire des billets équilibrés, argumentés, qu’on peut nourrir de références, ou pas. Du coup, je me demande presque ce que serait une critique « négative », une chronique étant finalement plutôt en nuances de gris qu’en noir ou en blanc, le plus souvent.

    Assez d’accord, en revanche, avec la question de « responsabilité » du blogueur et de ce qu’il publie… qui impose une certaine exigence dans les billets – responsabilité qui est le pendant de la « liberté » d’expression.

    Merci et bonne journée!

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  18. Je n’aurai pas dis mieux ! Très bel article, complet 🙂
    Tu as pris le temps de donner ton « avis », heureusement que ce n’est pas une chronique XD. Enfin je suis sûre que cette personne trouverai encore à redire malgré le fait que tu aies tout démontré point par point.

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  19. Bonjour,
    je viens de lire ton article. Qui est très bien formulé au nom des chroniqueurs. J’avoue avoir cherché l’article en question par curiosité. Et ca m’a révolté de voir qu’on ne peut pas donner un avis négatif sur un livre selon elle. Et surtout pour des conclusions bidon qu’elle argumente.

    En tout cas, j’ai adoré ton coup de gueule etant moi-même une grande lectrice, je me fie aux chroniques que vous publiez, vous, les blogueurs.

    Cela m’a fait penser à une autre auteur qui n’a pas accepté la critique, que son livre n’a pas été apprécié par une personne. Et ce genre d’auteur(e) ne me donne pas du tout envie d’acheter leur livre même si c’est leur première sortie.

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  20. Ah merci !! Merci Lilie ! Je ne sais pas comment exprimer autrement ma gratitude ! Tu as su faire face à cette … avec dignité, courage, et en restant relativement calme, et ça j’applaudis des deux mains et des deux pieds (soyons fous!) parce que franchement moi, quand j’ai lu son article à elle, j’avais bien envie de lui expliquer aussi ma façon de penser, mais mes mots étaient bien différents des tiens, et pas franchement sympathiques …
    Alors encore mille fois merci !!
    T’es la meilleure !

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  21. Merci pour cet article.
    Je n’étais au courant de rien, mais je suis contente de voir ta réaction.
    Ce n’est pas possible de penser comme ça ! Comme tu dis, c’est un « journal intime » qu’on rend publique et ça ne regarde personne ce qu’on pense de quoi.
    J’ai déjà vu des avis sur des livres assez courts. Je sais que ça peut paraître frustrant des fois, mais je comprend tout à fait. Moi-même, mes premières chroniques, j’en ai un peu honte. C’est avec le temps qu’on apprend à mieux structurer nos propos. C’est assez déplaisant par contre de lire des avis de 3 pages structurés comme au lycée.
    J’ai déjà fait des chroniques négatives et les auteurs ne m’en ont jamais voulu, ils sont compréhensifs et ça les fait avancer. Elle est très snob celle-la ! Un peu comme un auteur qui m’a contacté récemment pour son chef d’œuvre dont j’ai décliné l’offre (oui, je n’accepte pas les choses qui ne me dise rien du tout, on est pas tous des blogueur assoiffés de gratuité…) et qui m’a répondu d’aller « retourner lire mes sms » au lieu d’essayer de me vendre son histoire, il a préféré insulter ce que j’étais (alors qu’il n’a même pas dû prendre la peine de consulter mon blog), parce que « lui » va être « édité » et faire un « film »….
    Tout ça pour dire que 98% des auteurs sont sympas, pour les 2% qui reste…

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  22. J’avoue être assez stupéfaite par le culot de cette dame. Oublie-t-elle qu’avant d’être blogueurs/blogueuses, vous êtes des lecteurs/lectrices ?
    Doit-on en déduire que même un lecteur lambda ne doit pas faire de critique négative sur les sites commerçants ?
    En tant qu’auteur, j’avoue ne pas raffoler des critiques négatives, mais quand une blogueuse dit qu’elle n’aime pas mon écriture, ou n’a pas aimé mon univers, cela limite les critiques négatives en rafale.
    Parce que n’en déplaise à cette dame, une critique négative d’une blogueuse peut au final détourner des lecteurs qui n’auraient pas aimé non plus et aurait donc laissé à leur tour des critiques « négatives » et certainement d’une manière moins polies que ne le font en général les blogueurs.
    Les lecteurs sélectionnent les blogs en fonctions de leurs affinités, s’ils prennent le temps de lire une critique, c’est pour savoir si le roman leur conviendra ou s’il correspondra à leur attente (en plus de chercher des idées de lecture). Il ne conditionne pas l’achat, mais met parfois gentiment en garde contre un détail qui peut être rédhibitoire pour le lecteur et qui lui gâcherait son plaisir de lire.
    Parce que n’en déplaise à cette dame, le plaisir de lire ne vient pas avec un dictionnaire, mais avec des livres qui nous touchent, tous simplement, et il n’est jamais inutile de se faire conseiller en la matière pour éviter les déceptions.
    D’où l’intérêt, à mon sens, des critiques « négatives » (même quand elles font pleurer nos petits cœurs hypersensibles).
    Tous les goûts sont dans la nature, c’est ce qui fait sa beauté et permet une réelle diversité.

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  23. Bravo pour ce billet plein d’humour et de justesse. Les impératifs utilisés dans le billet de la jeune femme m’ont fait frémir. Pourquoi se mêle-t-on toujours de dicter aux blogueurs comment ils doivent faire leur blog ? La critique négative est essentielle si elle est argumentée bien sûr, elle est notre liberté et il est hors de question de nous en priver!

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  24. Non mais les conseils, les conseils… J’adore… « Ne lis pas un livre qui n’est pas de ton niveau » = priceless ! Et le « ne perds pas ton temps » à chroniquer un livre qui ne t’a pas plu, j’ai envie d’y répondre « ne perds pas ton temps à lire des critiques négatives si tu n’aimes pas ça » 😉 Je pensais la blogosphère culturelle un peu + exempte de dramas, je m’aperçois qu’il n’en est rien ! Merci beaucoup pour ton article en tout cas, il m’aura bien fait rire !

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  25. Tout d’abord, merci pour ton article ! Que l’on soit encore et toujours obligé de se justifier me fait bondir/bouillir/monter la température ou la tension, bref, c’est tout sauf bon pour ma santé.
    Pour ma part, j’aime suivre des auteurs que j’aime Et m’aventurer hors des sentiers battus. Et j’aime aussi une chose que cette personne semble avoir oublier : la liberté d’expression.
    J’ai eu parfois des petits soucis aussi, avec les livres de Risa Wataya (bizarrement, il se trouve toujours une inconnue, sans blog et sans avis postés nulle part pour m’expliquer à quel point je n’ai pas compris ses romans), ou avec des points de détails qui dérangent certains.
    J’ai eu droit aussi, de vive voix, au fait que je n’ai pas le droit de chroniquer des livres empruntés ou acheter chez le bouquiniste parce que je n’avais pas fourni un effort financier suffisant pour les acquérir (en gros).

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  26. Bravo pour la réponse à cet article condescendant. Autant je ne chronique que les livres que j’ai choisi de lire, autant si je n’ai pas aimé le livre, je vais le dire haut et fort.

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  27. Bravo pour ta réponse à ce message PATHETIQUE. Il m’aura au moins permis de découvrir ton blog et de faire en sorte de boycotter cette … qui n’est même pas encore paru. J’hallucine, à se demander de quelle planète elle sort. Une chose est sure, je ne la lirai JAMAIS, même si elle a un univers qui pourrait qui pourrait me plaire d’après ce que j’ai compris.

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  28. Bonjour,

    au risque de répéter ce qui a été 1000 fois dans les autres commentaires, bravo pour ce billet. Je fais (épisodiquement) des chroniques pour une revue et un site web et je suis convaincu qu’il faut dire quand on aime et quand on aime pas, en expliquant pourquoi à chaque fois. C’est le devoir sacré du chroniqueur. Et puis une chronique négative peut avoir des impacts positifs aussi. Je me souviens de deux critiques cinéma de Canal Plus dont je trouvais les crtiques effroyables : ils détestaient les bons films et s’extasiaient devant d’ignobles bouses. Je ne ratais jamais leurs chroniques : je fuyais les films qu’ils aimaient et allais voir ceux qu’ils conspuaient. J’avais confiance en leur mauvais gout en somme. Le lecteur se doit de trouver ses « chroniqueurs référents », qui ont les mêmes gouts que lui ou des gouts opposés et se faire un avis ainsi. Et je pense que les lecteurs sont largement assez futés pour cela (rule #1 : ne pas sous estimer le lecteur).

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  29. Merci merci merci j’avais tellement besoin que quelqu’un écrive un article comme celui-ci pour répondre un peu à cette mode de complaisance envers des auteurs susceptibles et d’amalgame entre lecteurs passionnés et assassins de livre avides de SP. Tu me redonnes l’envie de bloguer. Merci.

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