Forget Tomorrow tome 1 de Pintip Dunn

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Le pitch :

Imaginez un monde où votre avenir a déjà été fixé… par votre futur moi !

Callie vient d’avoir dix-sept ans et, comme tous ses camarades de classe, attend avec impatience le précieux  » souvenir « , envoyé par son moi futur, qui l’aidera à se glisser dans la peau de la femme qu’elle est destinée à devenir. Athlète de haut niveau… Scientifique de renom… Politique de premier plan… Ou, dans le cas de Callie, tueuse.

Car dans son rêve, elle se voit assassiner Jessa, sa jeune sœur adorée… qu’elle passe pourtant ses journées à protéger des autorités, car l’enfant a le pouvoir caché de prédire l’avenir proche ! Avant même de comprendre ce qui lui arrive, Callie est arrêtée et internée dans les Limbes – une prison réservée à tous ceux qui sont destinés à enfreindre la loi. Avec l’aide inattendue de Logan, un vieil ami qui a cessé, cinq ans auparavant, de lui parler du jour au lendemain, elle va tenter de déclencher une série d’événements capables d’altérer son destin.

Lorsque l’avenir semble tout tracé, le combat est-il perdu d’avance ? Dans la veine de Minority Report, Forget Tomorrow est le premier tome d’une dystopie haletante, dont l’héroïne va devoir trouver un moyen infaillible de protéger sa sœur de la plus grande des menaces : elle-même…

Mon avis:

Saefiel a donc créé un club de lecture, « Le club des Hiboux ». Elle nous propose tous les mois environ de lire un ou plusieurs romans, déterminés par nos votes.

J’ai pris la première lecture du club en cours de route, car j’avais loupé l’info, pauvre de moi !

Nous pouvions donc lire « Les Outrepasseurs tome 1 » ou « Forget Tomorrow tome 1 » : ayant déjà lu Les Outrepasseurs, même si j’ai très envie de le relire, je me suis donc penchée sur le cas du second roman proposé.

Je referai un sort aux Outrepasseurs dès que j’aurais un peu vidé ma PAL Imaginales! (il ne me reste que le tome 3 à lire, mais autant tout relire, quand c’est bon !)

C’est une lecture en demi-teinte : j’ai bien aimé, mais il m’a manqué ce petit truc pour en faire une véritable bonne lecture… je vais essayer de vous expliquer, mais j’ai vraiment du mal à mettre le doigt dessus… donc c’est parti pour une chronique en roue libre!

Nous sommes donc dans un univers dystopique: dans cet univers, sauf au sein de leur famille et de leurs proches, les jeunes sont désignés et « rangés » (oui mis en classe les uns derrières les autres, rangés quoi) selon leur date de naissance.

Certains individus ont développé des pouvoirs psychiques et doivent les cacher s’ils ne veulent pas disparaître, embarqués par les autorités pour on sait où.

D’autres vivent une vie tout à fait normale en attendant leur rêve, celui qui est en réalité une vision envoyé par leur moi du futur, et qui est censé les aider à trouver leur voix.

Genre, tu te vois grand pianiste ? Dès que tu as reçu ton rêve, à 17 ans si ma mémoire est bonne, tu arrêtes toutes les autres matières et on fait de toi une virtuose.

Calla Ann, dite Callie, veille avec attention sur sa petite sœur Jessa, qu’elle adore, et qui doit cacher ses pouvoirs psychiques pour ne pas être emmenée loin de sa famille.

Je ne dévoile rien jusque là, puisque c’est dans le résumé, mais lorsque Callie reçoit sa vision, elle se voit tuer sa sœur, qu’elle aime tant.

Elle se laisser arrêter, espérant que cela empêchera son rêve de se réaliser : mais ce n’est pas si simple dans une société qui croit dur comme fer au destin.

Le pitch tue.

Le résultat un peu moins.

On a une super matière : de bons éléments dystopiques, bien qu’on ne comprenne pas trop pourquoi il y a ces visions, comment elles parviennent aux jeunes gens et pourquoi ce serait dangereux de ne pas les suivre…

Le début d’explication fournit dans ce premier tome n’est pas suffisant, le chef des autorités manque de charisme et de justification.

D’ailleurs, autant Snow se justifie par l’envie de garder  le pouvoir et le calme parmi les districts dans Hunger Games, autant Jeanine veut garder l’ordre par peur de ce qui se situe de l’autre côté de la barrière dans Divergente, autant là, on ne comprend pas vraiment pourquoi la société en est arrivée là, et pourquoi la méchante est méchante …

Dans ce roman aussi, il y a une petite communauté qui résiste (encore et toujours à l’envahisseur haha … pardon).

Là on retrouve plus de cohérence, puisque ce sont des gens qui veulent échapper à leur vision, à la réalisation de leurs craintes les plus profondes.

J’ai aimé les protagonistes de ce camp forestier, qui veulent vivre au plus près de la nature, loin des contingences de leur civilisation.

Je crois que ce qui m’a manqué c’est l’absence de fil conducteur: on nous balance dans un monde dystopique, on arrive dans l’univers de cette jeune fille, on ne comprend pas trop ce qui s’y passe, elle s’assoit dans un siège comme dans Divergente, et hop tout repose sur elle alors qu’à la base elle voulait juste éviter la mort de sa sœur.

Finalement, elle va dans le petit village des résistants et file un parfait amour avec son ami d’enfance qui ne lui a pas parlé depuis 4/5 ans, mais à qui elle pardonne tout en deux jours.

Là encore, pas crédible l’explication du chéri pour justifier ce silence de plusieurs années, pas crédible d’être amoureux quand on pense qu’on n’a pas parlé à une personne de ses 12 ans à ses 17 ans, l’âge où on se construit finalement… où on devient au moins l’ersatz de l’adulte que l’on peut être.

C’est à cet âge là qu’on tombe amoureux de la personne, au moment où il se construit, au moment où on l’aide à se construire.

Je ne suis pas sûre qu’on puisse tomber amoureux du souvenir d’une personne qu’on a connue quand elle avait 8 à 12 ans.

Et OK Logan fait deux ou trois trucs impressionnants, mais c’est faiblard et rapide.

Tout va trop vite, le monde aurait mérité plus de développement. Une fois encore, il y avait la matière, et une belle écriture.

Il est plaisant ce roman, mais trop facile, trop calqué sur ses prédécesseurs, ses inspirateurs.

Il brille cependant par sa fin, qui pour ma part a rehaussé l’ensemble jusqu’à ce que j’apprenne qu’il s’agissait d’un premier tome.

Et contrairement à beaucoup qui sont très frustrés et attendent la suite avec impatience, je trouve que l’auteur aurait dû en rester là: écrire plus petit, développer plus, amener une histoire plus profonde dès le début, et il y aurait eu à mon sens une fin parfaite, originale et réaliste.

Là, nous risquons de repartir sur des aventures inutiles, avec un retournement de situation qui expliquera ce qui aurait pu être dit dès maintenant, et avec une fin bateau ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.

Or, même chez Tolkien, peut-être à part les trois hobbits Sam, Merry et Pippin, les héros ont beau avoir tous survécus, ils n’ont pas finis heureux, pas tous, pas toute leur vie…

Dans Hunger Games, on échappe aussi à l’écueil du tout est bien qui finit bien, les héros sont meurtris et ont appris, et ne survivent qu’en s’isolant … et beaucoup connaissent la fin de Divergente…

Je ne suis pas sûre de lire la suite, je me renseignerai sur ce qui s’y passe probablement … mais j’ai trop peur que l’auteur reste dans la facilité et ne se dépasse pas, ne dépasse pas ce qu’il aurait pu faire avec de si bonnes idées.

Une lecture distrayante, que j’ai pour ma part vite oubliée, même si je ne regrette pas d’avoir lu ce roman.

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