Le coin des mangas #3 : les déceptions de ces derniers mois

1/ I’m the only wolf  de YÛKI Nachi

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Le pitch:

Rina, jeune lycéenne effarouchée, déteste les garçons et ne voit en eux que des bêtes sauvages assoiffées de sexe. Elle attend désespérément le prince chaste quand est transféré dans sa classe Jin, un jeune homme sachant à peine écrire et s’exprimant assez curieusement. Cependant, il possède un atout majeur : il ignore tout des choses liées au sexe ! Et pour cause ! Il a été élevé… par des loups ! Rina parviendra-t-elle à le débarrasser de son instinct animal ? Une romance débute alors pour la jeune fille avec le plus bestial des lycéens !!!

Mon avis:

Le résumé semblait sympa, annonçait une lecture agréable et sans prise de tête.

J’avais raison pour le sans prise de tête. Le pitch de départ est original, et donne envie d’en savoir plus.

Mais même en 5 volumes, il y avait moyen d’approfondir le sujet : là, les personnages restent caricaturaux, n’évoluent pas.

Okami, le garçon élevé par des loups, parle petit nègre pendant toute la durée du manga alors qu’il fait des progrès scolaires, Rina prend les garçons pour des pervers parce qu’on lui a soulevé sa jupe une fois : le sexisme j’aime pas ça, d’un côté ou de l’autre …

Et elle n’évolue pas vraiment, apprend à son petit qui est un loup et qui lui a des excuses pour lui renifler les fesses, lui tripoter les seins etc qu’embrasser c’est pervers, puis se sent coupable et se dit qu’elle ferait mieux de le larguer pour qu’il aille avec une fille plus dévergondée.

Paf, double sexisme dans nos faces :

  • les mecs ne cherchent qu’à soulever des petites culottes, même arrivés au lycée, et à avoir des aventures sexuelles ;
  • les filles qui n’ont pas peur des baisers et des caresses sont des dévergondées et donc plus susceptibles de rendre leurs hommes heureux ;

Très clairement, j’ai bien compris que l’intention de l’auteure était de lutter contre ces préjugés, mais je trouve que l’approche et la conclusion passent à côté du sujet, et finalement ce shôjo reste un manga sentimental superficiel parmi d’autres.

Dommage.

2/ Telle que tu es de Kaname Hirama

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Le pitch:

Tsumugi est une adolescente douce et attentionnée. Ce qui la différencie des autres filles, ce sont ses quelques kilos en plus qu’elle porte sans complexe. Elle a subi autrefois quelques brimades… mais au lieu de se laisser abattre ,elle a décidé un jour de continuer à s’aimer elle-même quoi qu’en disent les autres. C’est attiré par cet optimisme que Yukiya, un beau garçon, lui demande de devenir sa petite amie.Tsumugi hésite, assez incrédule qu’un garçon s’intéresse sincèrement à elle. Mais cette attirance de Yukiya pour elle va générer de la jalousie chez les autres filles…

Mon avis:

J’achète toujours les deux premiers tomes d’un manga que je souhaite découvrir : en effet, chaque auteur est différent, et parfois l’histoire démarre en trombe, mais souvent, cela prend deux ou trois tomes pour s’installer et savoir où l’on va.

Ça tombe bien, KANA a sorti les deux premiers tomes de ce nouveau shôjo en même temps.

J’en profite pour glisser que la ME a annoncé que tous les premiers tomes de cette années serait à prix réduit, pour celles et ceux qui souhaitent en profiter !

Ceux qui me suivent un peu, et qui ont pu voir quelques photos de moi, ont pu constater que je suis une ancienne obèse.

Je ne l’ai pas toujours été, j’ai commencé à m’arrondir à la fac.

J’ai perdu plus de 60 kg, je suis donc redevenue ronde … mais je compte bien continuer sur ma lancée et retrouver un vrai poids de forme.

Tout ça pour dire que la littérature ou la BD sur les différences, qu’elles soient de sexualités, de couleurs de peau ou physiques, m’intéressent.

J’ai connu le rejet et le dégoût qu’inspirent les gens différents.

Alors lorsque je lis le pitch de « Telle que tu es », un manga qui parle d’une jeune fille ronde qui s’assume, qui est toujours de bonne humeur parce qu’elle a trouvé un certain équilibre (et non pas pour coller au stéréotype selon lequel t’es gros donc t’es rigolo – et oui, il existe), je me suis dit qu’il fallait que je le lise.

Parce qu’il ne faut pas se le cacher, les héroïnes de shôjo, sont soit toutes fines, soit des bombes sexuelles.

J’approchais donc ce titre avec espoir et bienveillance, bien vite déçue.

En réalité, je pense que l’auteure a de bonnes intentions, mais je n’ai pas vraiment compris, à travers ces deux premiers tomes, où elle voulait en venir.

La jeune fille ronde a vaincu ses complexes après avoir été harcelée à l’école et nous explique qu’elle a appris à devenir souriante car après tout, si personne ne l’aimait, autant s’aimer elle-même.

C’est d’ailleurs ainsi qu’elle se fait des amis.

Ok pour cette philosophie là, bien que cela soit plus facile à dire qu’à faire.

Sauf que … lorsque l’histoire commence, l’héroïne est en train de se faire câliner par toutes ses copines qui la trouvent super chaude et moelleuse.

Autant vous dire que là, je commence à préférer le stéréotype de la grosse rigolote…

Et le beau gosse de la classe, qui ne sort avec aucune nana, personne ne sachant pourquoi, se précipite tout à coup sur elle parce que lui aussi veut toucher du moelleux.

Ouaip, sans déc… et il passe son temps à lui tripoter notamment les dessous de bras (ceux qui pendouillent depuis que j’ai perdu 60 kg, yeurk).

Pour les vieux et vieilles comme moi, vous vous rappellerez peut-être Richard Fish dans Ally McBeal qui va sortir avec une juge plus âgée parce qu’il adore lui toucher le menton qui pendouille ainsi que les bras.

Bah voilà, mais le drôle en moins.

Alors oui, à un moment le beau gosse de service va lui dire que ok il aime les filles rondes mais que là c’est d’elle qu’il est amoureux.

Sauf que quand monsieur est frustré et qu’il veut toucher sa chérie mais qu’il ne peut pas, il sort une balle en mousse qu’il malaxe.

J’ai lu les deux premiers tomes, et je ne continuerai pas : soit je n’ai pas compris, soit on a affaire à un énième manga qui sous couvert de faire disparaître les différences met en exergue un nouveau fétichisme.

Et nous les gros, on est des gens comme les autres : on veut être aimé pour nous, pas parce qu’on est moelleux ou qu’on pendouille (enfin je fais une exception pour mes chats pour le moelleux !).

 

3/ L-DK de Ayu Watanabe

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Le pitch:

Aoi vit seule dans son appartement et le garçon qui vient d’emménager juste à côté n’est autre que Shûsei Kugayama, le prince du lycée qu’elle déteste depuis qu’il a froidement rejeté les avances de sa meilleure amie. Mais ce n’est que le début de ses soucis puisqu’elle va inonder l’appartement de ce dernier par accident et devoir l’abriter chez elle le temps des travaux. Shûsei prend alors un malin plaisir à la taquiner dès que l’occasion se présente. Aoi se trouve ainsi tiraillée entre son amie, à laquelle elle n’ose pas révéler la situation et son nouveau colocataire, qui se révèle peu à peu bien différent de ce qu’elle imaginait…

Mon avis:

J’ai lu 6 tomes … et j’avoue que c’est pratiquement à cause la jolie tension érotique qui se dégage de ce manga, et un peu moins parce que j’espérais que l’histoire avance un peu.

Et en 6 tomes, j’ai moins de choses à vous dire que pour le manga précédant pour lequel je n’ai lu que 2 tomes.

Alors l’histoire, c’est du classique, puisqu’en un tome l’héroïne tombe amoiureuse de son coloc qui n’arrête pas de l’allumer puis de la repousser.

D’autres mecs vont tomber amoureux d’elle et essayer de la séduire, mais non, elle ne voit que celui qui la fait souffrir.

Le dessin est beau, un soupçon d’érotisme souffle sur cette série … mais il y en a 19 tomes et la série est encore en cours.

Moi, j’ai dit stop aux clichés.

 

4/ Mariés mais pas trop de Kanan Minami

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Le pitch :

Karin Oriyama est une jeune fille pourrie gâtée, qui obtient toujours ce qu’elle veut. Lors de son entrée au lycée, elle tombe sous le charme de la star de l’école, Nao Tsuguri et lorsque ses parents lui offrent, pour son seizième anniversaire, un mariage avec le jeune homme, Karin est aux anges. Mais la lune de miel est de courte durée, car les jeunes gens doivent vivre dans un hôtel miteux. De plus, le jeune homme lui apprend qu’il a accepté ce mariage arrangé pour éponger les dettes de sa famille et qu’en réalité, il déteste sa nouvelle épouse….

Mon avis:

Ouais bon là j’ai cherché…

Shôjo pur, pas une once de réflexion, situation clichée, et fille qui se met en quatre pour séduire un mec qui la méprise.

En plus elle a pas le sens de l’orientation, apprend à ranger, faire le ménage et la bouffe pour lui plaire.

Non mais meuf arrête, on s’est battues pour avoir le droit de vote quoi !

5/ My teen love de Shizuki Fujisawa:

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Le pitch :

Miu a 17 ans et vit seule avec son père depuis que sa mère a brusquement quitté le foyer. À la maison, elle assume toutes les tâches ménagères et a du mal à se laisser aller à une vie insouciante de lycéenne jusqu’à ce qu’un nouvel élève débarque dans sa classe. Beau gosse ultime, toutes les filles tombent sous son charme, mais quelle n’est pas la surprise de Miu, lorsque la jeune fille réalise que ce garçon est son meilleur ami d’enfance, le petit voisin aux côtés duquel elle a grandi et qu’elle n’a pas revu depuis trois ans…

Mon avis:

Le dessin et l’histoire sont franchement mignons. C’est juste que contrairement à d’autres mangas de ce type qui peuvent trouver un écho en moi, me rappeler mon adolescence ou autre, celui-ci n’est juste pas de mon âge.

Je le conseille à mes jeunes lectrices qui voudraient découvrir les mangas et qui découvrent l’amour au passage, car il est beaucoup moins cliché que d’autres, et très respectueux de l’image féminine !

6/ Come to me de Nachi Yuki

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Le pitch:

Mirei, lycéenne de 15 ans, vient de décrocher son premier job ! Sur le retour la jeune fille manque de se faire renverser par une moto, mais c’est le motard qui se retrouve à terre. Le jeune homme blessé propose à Mirei un arrangement : elle lui apportera des en-cas jusqu’à ce qu’il soit guéri. Mais ses parents lui annoncent qu’ils doivent déménager à la campagne. Mirei refuse de partir et erre dans la ville jusqu’à se réfugier dans un carton. C’est alors que le motard propose à la lycéenne de venir vivre chez lui…

Mon avis:

J’ai eu connaissance de ce manga à la suite d’une présentation un peu particulière et totalement fausse: une histoire qui s’attaquerait à la disparité entre les riches et les pauvres…

Cet exposé n’est pas tout à fait réaliste à la lecture: tout le long du premier tome, l’héroïne, Mirei, est juste horriblement chiante et ridicule.

Elle passe son temps à parler de sa pauvreté, se fait abandonner par ses parents qui décident d’aller se faire héberger dans leur famille et sont bien contents de la laisser chez un mec majeur (elle est mineure) mais super friquée pour qu’elle lui serve de gouvernante.

Dès que le jeune homme s’intéresse à elle, et tente de la séduire elle se met par terre et lui hurle qu’elle est une merde parce qu’elle a pas de sous ce qui fait forcément d’elle quelqu’un de moche.

Le seul avantage c’est que ça m’a rappelé Wayne’s world…

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Rien n’est mis en valeur dans ce manga. Rien ne met l’accent sur le fait que la pauvreté n’ostracise pas, bien au contraire.

Je suis en tout cas pour ma part tout à fait passée à côté, et je n’ai même pas eu envie de lire le deuxième tome.

7/ Bienvenue au club des losers de Nikki Asada

index3Le pitch:

Momosato ne rêve que d’une seule chose : vivre une vie de lycéenne normale ! Ce qui signifie, pour elle, filer l’amour parfait avec un de ses camarades. Oui, mais, la pauvre Momosato est victime d’une improbable malédiction : à chaque fois qu’elle s’éprend d’un garçon, ce dernier va, à coup sûr, connaître l’amour… avec une autre fille ?! Aussi, ses camarades de classe la considèrent comme leur petit Cupidon, à son grand damne… C’est bien beau d’être Cupidon malgré soit, et pour les autres, mais Momosato, elle, c’est quand qu’elle connaîtra l’amour ? Son quotidien ne va hélas pas s’arranger quand elle va être approchée par les freaks du lycée : « le club des désabusés », dont l’ultime objectif est d’observer (de très loin) les relations amoureuses des jeunes, l’invite officiellement à rejoindre ses rangs !

Mon avis:

Il y a de petites fulgurances dans ce titre, quelques moments drôles, mais une fois encore rien qui m’ait donné envie de continuer jusqu’au tome 2.

Pour le moment, c’est très superficiel, et les personnages très caricaturaux.

Cependant, j’imagine que ce manga a trouvé son public, vu que le 10ème tome vient de sortir en France…

Mais j’ai tellement de jolies choses à lire que je passe à autre chose.

***

Et voilà, c’est tout pour le moment ! Et vous quelques déceptions dans vos lectures récentes ? Ou avez-vous eu la chance de n’avoir que des coups de cœur et d’agréables découvertes ?

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