Purespace de Cécile Duquenne

purespace

Le pitch:

Reine du plus vaste clan d’Europe, Shereen est une vampire dont le but est d’offrir aux victimes une seconde chance, soit par la vengeance, soit par l’immortalité.

Elle tient plus que tout à son groupe, chaque membre étant quelqu’un qu’elle a sauvé des griffes de ses bourreaux.

Alors qu’elle vient de sauver une nouvelle victime de ses tortionnaires, son clan est attaqué par un véritable vaisseau spatial qui décime leurs rangs.

Cette invasion extra-terrestre semble viser uniquement les espèces surnaturelles. On les appelle les Purespaces…

Mon avis:

Franchement, entre nous : des extraterrestres qui attaquent des vampires et des loups garous ? On est d’accord, le pitch, comme ça, fait un peu peur…

Eh bien, les amis, ne vous y arrêtez pas, ce court roman (188 pages pour l’intégrale des éditions du Petit caveau) est juste top !

Je ne connaissais Cécile Duquenne que de nom, et j’avais très très envie de la découvrir: tellement que j’ai presque tous ses romans dans ma PAL.

Et là, à seulement quelques jours des Imaginales, je me rends compte qu’elle y sera: je ne sais même pas comment j’ai fait pour ne pas le voir avant, vu la préparation que j’ai mise en œuvre pour ce festival!

Ni une ni deux, je demande à Zhom de choisir entre les Nécrophiles anonymes, tome 1 (éditions Voy’el) et Purespace (éditions du Petit Caveau) : forcément, c’est un homme, donc il choisit le bouquin qui parle d’extraterrestres! Je bougonne un peu, car moi j’aurais préféré l’autre, mais bon c’est le jeu ma pauvre Lucette.

Je commence donc ce livre à la quatrième de couv’ improbable et là … je craque totalement!

La scène d’ouverture de ce roman est dure, prenante, totalement immersive. L’écriture de Cécile Duquenne est addictive.

On assiste à la transformation d’une des enfants de Shereen, qui choisit de ne transformer que des âmes en peine, des victimes qui ont besoin de prendre leur revanche sur la vie et leur bourreau.

Nous saurons plus tard ce qui explique et motive ce choix, une histoire tout aussi douloureuse que celle de Naomie, dont on assiste à la transformation dans ce prologue.

Rapidement, ce qui s’explique par le fait que l’histoire était au début parue par 5 feuilletons en ebooks, la famille de Shereen est attaquée par un ennemi dont elle est incapable de situer l’origine, l’attaque venant du ciel et d’un objet qu’elle n’identifie pas comme issue de la technologie humaine.

Commence alors un exode vers l’Italie, le groupe de vampires devant se réfugier près d’une meute de loups garous dont l’Alpha est un ami de longue date de la Reine Shereen.

La cohabitation ne sera pas de tout repos entre les deux espèces, ennemies séculaires … et ce d’autant qu’il apparaît rapidement que toutes les espèces surnaturelles sont touchées par les attaques de cet ennemi inconnu.

L’histoire de ce livre, c’est l’histoire de différentes races qui doivent s’unir malgré leurs différences, mais c’est aussi l’histoire d’une résistance.

C’est une histoire de vampires, mais pas de la bit-lit au sens où on l’entend de plus en plus: point de romance mièvre, de triangle amoureux, et d’intrigue archi vue et revue.

Le monde de Cécile Duquenne est original, sa plume est un délice à lire.

Tout est calculé dans l’écriture, j’ai aimé qu’elle parle de « la fin des nuits » de Shereen, et non de la fin de ses jours, pour évoquer le risque de l’extinction de ces espèces: ça paraît un détail, mais de ces détails qui prouvent que chaque mot dans le livre est pensé et réfléchi, et ça c’est bon.

Du même ordre, j’ai aimé que Shereen se réfère souvent à son après vie, et non à sa vie (après tout, elle est bel et bien morte).

J’ai apprécié la construction de ce personnage, son histoire, même si elle est dure, ainsi que sa vulnérabilité malgré la force physique qui est la sienne.

J’ai beaucoup aimé également que les hommes dans ce livre n’aient pas un rôle central pour l’héroïne, qui fait passer les siens puis l’ensemble des surnaturels avant d’autres préoccupations.

D’ailleurs, compte tenu du risque encouru dans ce roman par les surnaturels, l’évocation d’une histoire d’amour m’aurait parue déplacée.

Il est plutôt question d’amitié, d’abnégation et de résilience, et c’est fort dans un format aussi court d’arriver à évoquer tout cela.

C’est un univers vraiment génial que l’auteur a su créer, et qui mériterait encore plus de développement.

La fin est haletante, et on se demande vraiment où l’auteure va mener les personnages auxquels on s’est fortement attaché en si peu de pages.

J’ai totalement craqué pour ce petit livre, et j’ai hâte d’avoir la suite entre les mains!

Petit bémol cependant, surprenant chez les éditions du Petit caveau, d’habitude nickel de ce point de vue là: le roman souffre de petites coquilles qui sont passées malgré l’oeil attentif des correcteurs.

En dépit de cela, un véritable régal, et je ne regrette pas d’avoir les autres livres de Cécile Duquenne sous la main!

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