Horns, Alexandre Aja

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Le Pitch:

Soupçonné d’avoir assassiné sa fiancée, rejeté par tous ceux qu’il connaît, Ignatius a sombré dans le désespoir. Un matin, il se réveille avec des cornes sur la tête. Celles-ci lui donnent un étrange pouvoir, celui de faire avouer leurs plus noirs secrets aux gens qu’il croise. Ignatius se lance alors à la recherche du véritable meurtrier…

Mon avis:

Un roman écrit par le fils de King ? Forcément je l’ai lu… et malgré mes doutes (piston ? vrai talent ?), fortement apprécié.

Donc évidemment, quand le film est sorti, il a fallu que je le vois. Et je l’ai vraiment aimé ce film.

L’atmosphère est glauque: il pleut, le ciel est gris, sauf lorsque Merryn, la jeune fille assassinée, apparaît à l’écran. On sent bien le parti pris du réalisateur, c’est Merryn le seul soleil du film, et on l’a enlevée à l’ensemble de ses protagonistes.

Le discours des personnages est très « King », on sent la patte du père dans le discours du fils, c’est cru et sexualisé, et ce dès l’enfance du héros, même si sa relation avec Merryn l’aide à conserver une certaine innocence, surtout comparé aux autres personnages mis en scène: le frère drogué, l’ami homosexuel refoulé qui se venge sur les femmes de ce refoulement, les parents détachés de leurs enfants…

Chez les King, père et fils, l’humanité sent le souffre et on vous le rappelle.

Il y a également de l’humour dans ce film, très noir: les cornes qui poussent sur le crâne d’Ig font ressortir le pire chez les gens, tout en les rendant honnêtes, ce qui laisse place à des scènes truculentes. (sans spoiler, je pense notamment à la petite fille hurlant sans discontinuer dans la salle d’attente du médecin: qui n’a jamais eu envie dans ce cas de dire leurs quatre vérités aux parents ?)

La photographie est fascinante, la forêt magnifique et sublimée.

Lorsque la caméra ne s’attarde plus sur le désespoir et la souffrance des protagonistes, il y a beaucoup de poésie dans ce film.

L’intrigue est respectée, l’œuvre d’origine n’est pas dénaturée.

Quelques longueurs, et une facilité quant à deviner le dénouement m’empêchent d’en faire un coup de cœur, mais j’ai beaucoup, beaucoup aimé ce film!

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5 commentaires sur « Horns, Alexandre Aja »

  1. Je l’avais vu passer (le film) quand il est sorti mais je ne me suis pas vraiment penchée dessus. En fait, des trois héros dans Harry Potter, je trouve que Radcliffe est celui qui joue le moins bien donc je n’ai jamais vraiment été curieuse de voir ce qu’il pouvait faire en dehors de ça… mais là, ta bonne appréciation me tente. J’essayerai de trouver le film dans les jours qui viennent. 🙂

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    1. Eh bien en fait Daniel Radcliffe me surprend en bien de plus en plus! J’ai également vu Et (beaucoup) plus si affinité, une romance vraiment sympa et relativement originale, dans laquelle il est pas mal du tout.
      J’arrive petit à petit à le voir en un acteur à part entière, et pas seulement en Harry Potter, ça me plaît bien!
      Il faudra me donner ton avis quand tu auras vu Horns. 😉

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